Depuis 2019, Cloé Harent s’éloigne de la ville le temps d’une pause, pour documenter des fermes biologiques. 

Elle part à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont décidés de ne pas emprunter les grands boulvards en s’écartant du tumulte de la société. 

Grace au réseau WWOOF (World Wilde Opportunities Organic Farm) elle rencontre des personnes venues au-delà des frontières, chercher des réponses concrètes sur la possibilité de vivre autrement.


En s’immisçant dans leur quotidien elle tente d’apporter un regard tendre et objectif sur la réalité du travail de fermier, car être maraîcher ou éleveur au XX siècle était rude, l’être au XXIe siècle l’est tout autant.


Là-bas, le rythme du temps s’organise différemment. On redécouvre en quelque sorte l’authenticité et le partage. 

On prend le temps de débattre, de vivre, de caresser chaque cabri, tremper les mains dans l’eau du ruisseau, sentir la gelée du matin qui cisaille le bout des doigts. Vivre au quotidien dans un tel lieu, nous fait basculer dans un rythme oublié de ce siècle : travailler collectivement pour la survie de chacun.


Cloé cherche à palper une ambiance, une manière d’être, une cohésion qui se libère dans ces lieux. 

Avec une certaine nostalgie, elle cherche à retrouver à travers ce siècle, l’authenticité contée par nos ancêtres fermiers. 

Car dans ces espaces reculés, une sorte de synergie se met en place. 

Comme si leurs discours revivaient.

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